15-05-2020

Sortir déconfinés

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les apôtres après la mort de Jésus

Nous approchons du déconfinement : « c’est pas encore, mais çà y est presque ! »

Bien sûr, on ne pourra plus  faire comme avant… Il faudra garder des distances, mais enfin, quelle joie de retrouver les autres, se parler, se dire comment on a tenu le coup… peut être aussi  parler des blessures, car il y a les projets qu’on n’a pas pu réaliser, les gens qui se sont repliés sur eux-mêmes, la tristesse de maisons vides d’amour…

Mais il y a aussi les oiseaux qui se sont rapprochés de la fenêtre : ils n’avaient plus peur du bruit des villes qui les avait écartés, messagers d’un monde  auquel il faudra s’adapter mieux, en étant respectueux des êtes humains et de leur environnement.

 

Sept semaines de confinement : comme entre Pâques et la Pentecôte !

Jésus était Vivant, Ressuscité, mais les apôtres étaient confinés dans une pièce retirée, le Cénacle, incapables de le reconnaître, et surtout privés de l’élan de la vie nouvelle  qu’il avait déposée dans leurs cœurs…

Nous n’attendons pas le Miracle de la Pentecôte qui devrait se reproduire chaque année, mais nous savons que cette histoire se produit en chacun de nous, et c’est l’histoire du Peuple de Dieu que nous continuons. Tant d’histoires de confinements et de déconfinements.

Le confinement du Paradis Terrestre : bien ou mal, il a fallu en sortir pour se risquer à l’aventure du Monde.

Confinement dans l’Arche de Noé… quand il était possible  de réunir quelques échantillons d’humanité dans une seule barque !  Ils ont pu échapper au désastre de l’environnement et découvrir un bel arc en ciel qui promettait une nouvelle alliance avec la Nature, pourvu que les hommes sachent la respecter.

L’histoire biblique ne raconte que des confinements et des déconfinements : le confinement dans le Désert où l’homme apprend qu’il ne vit pas seulement de pain, mais de toute Parole venant de la bouche de Dieu…

Jésus aurait pu rester confiné dans sa Galilée, entouré de gens qu’il connaissait très bien, vivre avec eux les merveilles de partage, de confiance, qui avaient commencé d’éclore… Jésus a voulu aller à Jérusalem, là où ce sera plus compliqué, où devait se tenir l’affrontement  qui allait le conduire à être violemment rejeté par le peuple et ses chefs.

Là aussi, Jésus avait appris aux disciples à revenir sur ses paroles : Bienheureux les pauvres de cœur, les gens simples, prêts à ouvrir leurs mains et leurs bras, mais il en avait ajouté d’autres qui leur paraissaient étranges : Heureux ceux qui sont persécutés pour la Justice car leur récompense sera grande dans les cieux !

Christ Roi Budapest

le Christ de l’Apocalypse Budapest

Les chrétiens ne cherchent pas un parallélisme rigide avec ce qui est raconté dans la Bible, mais ils trouvent dans ces écrits une source » d’inspiration, un Esprit,- cet Esprit qui, disait le poète Paul VALERY, a fait naître de grandes choses, mais en ferait naître de tout autres en d’autres temps.

 

Le monde entier s’est retrouvé comme enfermé dans un hôpital de campagne, selon la formule du pape François. Il n’est pas très raisonnable de protester contre Celui qui a permis cet enfermement. Nous devons plutôt reconnaître ce qui a commencé de nous guérir : peut être la perception de la solidarité : non pas les uns sans les autres, mais les uns pour les autres, ce qui est la loi de la Vie.

Les infirmiers de la pandémie nous  délivrent l’ordonnance du déconfinement, mais n’oublions pas  ce que nous avons mieux compris de notre humanité et que nous sommes appelés désormais à cultiver.

 

Pierre RAFFIN

Posté par Pierre Raffin dans Migrations - International - Rwanda | Pas encore de commentaires »

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