J’avais préparé ce sermon en pensant aux inquiétudes sur l’avenir de la planète qui vont faire l’objet de la COP 21.
Les attentats du 13 novembre à Paris nous ramènent sur le même sujet : le renforcement des mesures sécuritaires suffit-il à écarter les causes de ces actes de violence ? Le combat qui est à mener n’a-t-’il pas une dimension spirituelle ?
Marc 13, 24-32 (évocation de la fin du monde)
Van Gogh La nuit des étoiles filantes
Dans les jours qui précèdent la Passion, Jésus parle de ce qui se passe comme d’une angoissante transition.
On peut retenir l’image du figuier qui ne donne pas de fruit et se dessèche, puis voilà de jeunes bourgeons qui annoncent une nouvelle saison.
Entre temps, des choses terribles se passent qui évoquent la fin des vieux temps.
Le passage de Jésus par la souffrance et la mort est de cet ordre là.
Jésus applique à sa vie et à son œuvre d’annoncer l’Evangile, l’image d’une angoissante venue au monde.
« Le monde ancien s’en est allé,
un nouveau monde est déjà né ».
Mais pour cela, il faut qu’un passage s’accomplisse. L’Evangile accentue le caractère dramatique de ce renouvellement du monde.
Il y a dans le déroulement de la vie du monde quelque chose d’imprévisible. C’est ce que la Bible suggère, nous vivons nous aussi des temps difficiles, peut être de plus en plus difficiles.
Une publicité appelant à l’engagement par rapport aux problèmes de l’environnement affirme que le problème, ce n’est pas la nature qui se dégrade car elle n’en sait rien, le problème, c’est nous qui le savons et en sommes parfois responsables.
Dans le même courant d’idées, le philosophe Dominique BOURG amène cette question au débat : « Les spiritualités au secours de la planète ? »
Il argumente son propos de façon intéressante en se plaçant du point de vue de tout ce qui peut contribuer à donner du sens : les mouvements politiques, les philosophies, les religions.
C’est ainsi qu’il parle des spiritualités qui peuvent sauver la planète.
Il y a longtemps que l’on n’avait pas entendu cela !
La seule expérience d’une action militante donne à apercevoir que l’on fait de la spiritualité sans le savoir, comme Monsieur Jourdain de la prose !
On est amené en effet, et c’est la doctrine sociale de l’Eglise, à faire des choix pour le bien commun, et cela se passe chaque fois que dans la vie quotidienne on relativise notre intérêt immédiat.
On est amené à rencontrer les autres, à débattre chaque fois que l’on sort de notre petite planète, à trouver du courage, à repartir en cas d’échec ou de contradiction.
Ces valeurs s’attachent à notre personne et nous font progresser, trouver d’autres raisons que la peur pour se décider à bouger…
Dominique BOURG est peut être chrétien, Il se place en tout cas au niveau de la philosophie.
Si nous sommes croyants en Jésus et si nous souhaitons partager notre foi, nous rencontrons tout de suite des gens pou nous dire : « il est probable que ces valeurs dont nous parlons sont issues de la foi chrétienne, mais nous serons pas chrétiens pour autant. Il suffira de recycler ces valeurs culturellement acquises dans le combat qui nous concerne tous pour l’avenir de la planète ! »
Avec cette provocation, nous avons à nous demander ce qui nous rattache vraiment au christianisme et comment la foi en Jésus nous appelle à faire un nouveau pas dans la confiance et l’espérance.
Pour un chrétien, cette espérance a un visage et un nom : Jésus Christ qui a assumé en lui-même le chemin de l’humanité, ce chemin que nous vivons aujourd’hui avec ses doutes, ses fragilités, ses élans d’espérance, pour le faire déboucher sur un nouveau printemps.
L’histoire du figuier qui se dessèche n’est-elle pas la figure de nos rêves un jour engloutis, du passage par le vide, de l’épreuve de la contradiction… tout ce qui est en réalité le climat où s’expérimente la foi.
Mais le figuier redonne ensuite des bourgeons imprévus : on est entré dans une nouvelle saison, le monde nouveau dans lequel le Christ nous entraîne par sa résurrection.
Le Bon Samaritain Van Gogh A la différence de la Nuit des Etoiles,il y a une partie lumineuse dans le tableau. Une source d’eau pure établit la frontière
L’année de la Miséricorde qui commence nous dit que la foi en Jésus ne nous ouvre pas seulement sur une espérance meilleure, elle nous affirme que nous avons pour vocation d’être des visages de la Miséricorde de Dieu qui entretient l’espérance.
La rencontre du Christ que nous renouvelons dans les sacrements nous imprègne d’une nouvelle vie pour aujourd’hui et pour demain.
pour s’informer
Entretien avec Dominique BOURG– Revue Projets
Pour le philosophe Dominique Bourg, nous n’éviterons pas la catastrophe écologique. Il est donc urgent de se préparer à l’affronter. À cet égard, les spiritualités offrent de vraies ressources pour résister.
Face aux enjeux environnementaux, la démarche spirituelle est-elle un simple palliatif, un engagement en désespoir de cause ?
Nous avons besoin d’un véritable sursaut spirituel pour affronter ces enjeux. Mais ce qui nous arrive est aussi un défi à la spiritualité, un défi énorme pour la production de sens.
Les 6 et 13 décembre 2015 auront lieu les élections régionales. Actions de formation et d’apprentissage, alternance, sport, culture, gestion des transports… Les compétences de la région nous concernent particulièrement en tant que jeunes du milieu ouvrier.
Avec le mode du scrutin de ces élections, il suffit d’arriver en tête avec un gros tiers des voix pour s’assurer la majorité absolue des sièges. Mathématiquement, la triangulaire rend le seuil de victoire plus bas. Ce seuil de victoire, des partis d’extrême droite l’ont déjà atteint aux élections européennes ou départementales. Ces triangulaires empêchent des partis de s’allier pour « faire front » contre l’extrême droite, comme ils ont pu le faire lors d’autres élections.
Le parti d’extrême droite qui nous inquiète le plus est le Front National. Il dénonce une société de désordre et il a une volonté d’un nouvel ordre fondé sur un pouvoir autoritaire et policier pour défendre la préférence nationale. Ce parti utilise la peur, le racisme, le sentiment d’insécurité et les souffrances dues au capitalisme.
Le FN ne devrait pas avoir de difficulté à atteindre de nouveau un score de 35%, dans les régions (ou nouvelles régions) suivantes : Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine et Bourgogne-Franche-Comté.
Comment expliquer des scores si élevés ? Il est facile de se reconnaître dans certaines parties du discours des partis d’extrême droite. Ce sont pour la plupart des constats que nous portons : déceptions et manque de confiance en une partie des élus, précarité économique et sociale, concurrence subie…
Par le vote, par des expressions locales, par des actions d’éducation populaire, déconstruisons collectivement les idées propagées par l’extrême droite et réinventons la solidarité !
C’est du côté des réponses proposées que nous nous plaçons en oppositions totalesaux idées d’extrême droite. Les solutions de ces partis portent sur la préférence nationale, l’expulsion des étrangers, la fermeture des frontières, l’islamophobie, la xénophobie, le racisme, l’assignation des femmes à leur rôle de mère, l’homophobie… Les partis d’extrême droite rendent des groupes de personnes, qui ne seraient pas égaux des autres humains, responsables des crises mondiales qui nous bousculent.
Le contexte de précarité grandissante, d’insécurité sociale (notamment chez les jeunes), l’exploitation de la force de millions de travailleurs en France et dans le monde dans des conditions de rémunération et de vie inacceptables ne doit pas mener à la réponse de l’extrême droite : la haine de l’autre pour se protéger soi.
Notre responsabilité est de trouver d’autres réponses, comme s’y attèlent déjà de nombreuses associations, syndicats, chercheurs… « Face aux défis de grande ampleur qu’affrontent le monde du travail et plus largement nos sociétés, il s’agit de réinventer des politiques économiques et sociales qui sortent du cercle régressif de l’austérité, d’éradiquer la misère en faisant progresser l’emploi, de construire des coopérations mutuellement avantageuses avec d’autres continents, d’imposer des normes sociales dans les accords internationaux, de contribuer à la transition écologique pour l’humanité. Ces défis ne pourront être relevés qu’à une condition : que la solidarité l’emporte sur le chacun pour soi et le chacun chez soi. » (En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême droite, Pierre-Yves Bulteau).
Les premiers visés par les propos de l’extrême droite sont les musulmans. Sous couvert des principes de laïcité, des propos racistes et islamophobes se multiplient dans de plus en plus de sphères politiques. Nous souhaitons rappeler que la laïcité n’a jamais signifié l’éradication des religions, ou de certaines d’entre elles, ni la relégation de leurs expressions dans un espace « privé ». La laïcité garantit le droit des femmes et des hommes à conduire leur existence comme ils l’entendent, quelles que soient leurs situations ou leurs convictions. Selon la Convention européenne des droits de l’homme: « Toute personne a droit à a liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites. »
Le vrai combat est celui de l’égale répartition des richesses. Chaque jeune a droit à accéder à l’éducation et au travail dans des conditions dignes. Ce droit ne peut être fondé sur un critère de nationalité ou tout autre critère discriminatoire. « Notre devise, en tant que jociste, est « un jeune travailleur vaut plus que tout l’or du monde, car il est Fils de Dieu ». Nous sommes tous égaux et devons tous pouvoir accéder aux mêmes droits.
Localement, la JOC s’est déjà exprimée sur la question, comme la JOC de Lorraine qui tient à rappeler qu’en tant que « chrétiens et ouvriers, nous sommes appelés à la fraternité. Cette fraternité doit nous rendre fiers de partager notre richesse, grâce à des dispositifs de solidarité comme le RSA ou les allocations familiales, afin de protéger les plus petits. Étant tous frères, nous ne pouvons tolérer qu’il y ait des boucs émissaires. »
Nous avons souhaité cette année lancer une dynamique sur le vivre ensemble dans nos quartiers. Le vivre ensemble, c’est reconnaître la richesse de l’autre, frère et sœur en Christ. Nous souhaitons que les actions menées en lien avec cette dynamique permettent à tous d’être pleinement acteur de son quartier afin de pouvoir y vivre dignement.
Par le vote, par des expressions locales, par des actions d’éducation populaire, déconstruisons collectivement les idées propagées par l’extrême droite et réinventons la solidarité !
Aujourd’hui reprend à Rome le Synode sur la Famille.
Le désir du pape est de donner plus de dynamisme et de sens à ce que nous vivons tous les jours.
Une paroissienne vient de faire un séjour à l’hôpital. A cause de son naturel sympathique, le personnel infirmier aimait s’attarder dans sa chambre.
Ils ont écarquillé leurs yeux lorsqu’elle leur a annoncé qu’à la sortie, ils allaient fêter avec son mari leur 50 ans de mariage !
Surtout si l’on n’a pas le soutien fraternel d’une communauté croyante, une telle durée dans la complicité et l’amour apparaît de l’ordre de la légende d’un passé lointain.
On peut dire que Jésus a mis la dragée haute :
« Homme et femme il les créa. Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni. »
Les premiers chrétiens ont vu dans la vie de mariage et ses prolongements dans les enfants, une manière de suivre le Christ dans ce qu’il a d’exigeant comme dans les bonheurs simples qu’il traduit lui-même en accueillant les enfants, les cajolant, les bénissant, les supportant… en les aimant.
Le pape invite à s’asseoir pour accueillir cette expérience de vie que nous avons reçue.
C’est un peu la manière de faire de Jésus : on vient lui poser une question sur le divorce : il ne répond pas directement, mais il invite les auditeurs à réfléchir :
« Voyons, au commencement, dans la pensée de Dieu lorsqu’il créa le monde », qu’est-ce qu’il voulait, où voulait-il en venir ?
Est-ce que la découverte- pleine d’admiration- de la création ne nous dit pas quelque chose ?
Les auteurs des premières pages de la Bible placent l’homme devant l’univers déjà créé, et l’homme donne un nom à toute chose.
L’homme en question, c’est déjà le savant qui classe, observe, étudie, cherche à transformer.
Mais comment va-t-il faire pour s’observer et se comprendre lui même ?
« Et Dieu fit descendre sur lui un profond sommeil. »…
C’est dire que l’homme, habitant de la nature, n’arrive pas à s’expliquer lui-même.
Il y a un mystère dans sa vie qui ne peut s’approfondir que par la rencontre de l’Autre. Ainsi s’explique ce cri d’admiration : « celle-ci est la chair de ma chair » !
Nous recevons ce précieux cadeau de la tradition biblique comme une invitation à vivre dans l’action de grâce et la confiance dans l’avenir.
Malheureusement nos mentalités d’hommes et femmes de ce siècle ont de la peine à entrer dans cette perspective. On nous reproche d’habiter des idéaux trop lointains pour que cette réalité mystérieuse de l’être humain puisse nous intéresser.
Par ce synode, dans lequel il invite le monde chrétien à s’impliquer, le pape nous invite à aborder ces réalités dans un esprit de dialogue : il faut admettre que toutes les civilisations n’ont pas la même conception de l’amour et du mariage… Aujourd’hui, les rudes conditions de vie, la grande mobilité, les difficultés pour les jeunes d’avoir un emploi, la possibilité de maîtriser mieux la fécondité, l’injuste répartition des richesses, ne nous incitent pas à regarder l’univers autour de nous et notre propre vie comme un cadeau plein de mystère, que chacun peut accueillir avec le cœur plein de reconnaissance et de dynamisme.
Les chrétiens de chaque génération ont la mission de partager la Parole de Dieu avec leurs contemporains dans des termes qui soient compréhensibles par eux… et, demande le pape, avec honnêteté, c’est-à-dire en étant prêts à remettre en question certaines manières de voir de nos prédécesseurs.
Jésus nous en donne l’exemple : alors que ses contradicteurs viennent poser une question qui pourrait bien être un piège : « Est-ce que un homme a le droit de renvoyer sa femme ? » Jésus répond en invitant ses auditeurs à ne pas se demander d’abord ce qui est permis ou défendu, mais plutôt à comprendre par nous mêmes la volonté de Dieu, son désir qui est de nous permettre une vie faite de découverte et de respect mutuel et qui trouve à son tour son soutien dans l’institution du mariage.
Le pape met en avant un deuxième mot : la Miséricorde. Ce mot implique que le Seigneur va nous montrer un chemin, mais qu’il prend son temps avec nous.
Dialoguer avec humanité signifie avoir un idéal, une joie à nous rappeler la tendresse de Dieu pour nous, et aussi avoir la conscience de nos propres limites, qui nous amène à comprendre les autres au lieu de les écraser.
Les évêques poursuivent un débat qu’ils ont commencé il y a un an. On verra s’y affronter plusieurs tendances de la communauté chrétienne. Ils n’arriveront pas à une unanimité parfaite.
Par ce débat, nous montrerons que plus que le plaisir secret d’avoir raison ou d’être meilleurs que nous frères, nous avons le souci d’écouter leurs questions et tout aussi bien d’être fidèles à la Parole qui nous a construits.
Eilé, Eho… c’est le cri des bergers du désert d’Arabie, lieu source pour les juifs, les chrétiens et les musulmans.
Nous avons été bercés par ce cri pendant le Week End de Pentecôte à Lourdes au Rassemblement de la Mission Ouvrière.
Nous étions un millier venant de toute la France, représentant d’autres milliers de chrétiens qui s’aventurent dans leur foi en risquant le partage, le dialogue, la solidarité dans les quartiers, parfois un peu chauds, où ils vivent.
Autrefois, les juifs avaient inventé la Fête des Tentes pour se rappeler leur long séjour au désert.
Les chrétiens du monde ouvrier ont aussi planté leur Tente à Lourdes, pour se rappeler les rencontres vécues en précarité peut être, mais habitées par la flamme d’une espérance qu’ils ont envie de communiquer.
Parc de la Cité Saint Pierre à Lourdes
Pendant deux jours, nous nous sommes imprégnés de cette image biblique tirée du prophète Isaïe: « Elargis l’espace de ta tente, renforce tes piquets, resserre tes cordages… »
Peu à peu, l’image retrouvait une vie nouvelle : la toile déployée devenait un patchwork. L’assemblage de tous ces morceaux colorés était bien l’image de nos vies réunies pour recueillir dans sa voilure le souffle de l’Esprit.
A l’abri de la tente, les rencontres se faisaient et se défaisaient : chaque visage entrevu était un visage ami. Dans les regards qui se croisaient on pouvait lire la confiance redonnée, la joie de la mission.
Au terme de ces trois jours de partage, personne n’était pressé de partir.
Nous nous sommes quittés de bon coeur, cherchant ce que nous pourrions vivre après, maintenant que nous avons appris à mieux accueillir le chemin de l’Autre.
Nous savons qu’une autre fête nous attend : ce sera « La Fête des Tentes »… celle de l’humanité accueillie par Dieu dans son coeur de Père. C’est ce qu’il nous a promis.
Mais, comme dit le poète :
« Vivez si m’en croyez, n’attendez à demain » !
La délégation toulousaine à Lourdes
Samedi 20 septembre, avec les 15 délégués de la haute Garonne, nous étions de nouveau avec nos partenaires, Mouvements d’Action Catholique en Monde Ouvrier, Pastorale des Migrants, CCFD, personnes rencontrées dans l’esprit d’ouverture encouragé par les écrits et les gestes symboliques du pape François.
J’aime ces journées de retrouvailles où l’on ne sait pas à l’avance qui viendra ou ne viendra pas, où l’on accueille des nouveaux, dans un esprit commun.
Nous prenons le temps d’admirer ce qui bourgeonne autour de nous dans nos équipes, nos communautés d’église, ce qui sort de terre.
Nous étions cette fois invités à fixer notre regard sur ce que nous vivons dans le contexte de la précarité.
Pour accueillir les défis venant de l’immigration aujourd’hui, cela nous donne confiance d’écouter les récits de ceux qui sont arrivés du Portugal il y a quelques années à peine et qui nous disent comment ils se sont progressivement intégrés dans la vie sociale. Quand on ne connaît pas la langue, le premier geste pour communiquer est le sourire !
D’autres nous ont dit comment ils ont progressé dans la vie militante grâce aux temps de relecture proposés par leur Mouvement. Ils y prenaient conscience de leur propre cheminement, des choix qu’ils avaient faits, profondément intégrés à leur propre personnalité.
En fait, nous nous renvoyons les uns aux autres les images de nos propres cheminements que le thème biblique ouvre vers l’avenir.
La tente de nos patchworks
« Elargis l’espace de ta tente »… à commencer par l’espace de ton cœur.
L’image biblique de la tente, avec ses cordages, ses piquets, ses lambeaux de toile réunis comme un patchwork, est propre à faire parler nos désirs de partage, notre joie à faire confiance, à risquer un pas vers l’aventure. Nous y découvrons le visage de Dieu qui lui-même nous accueille, tandis que nous ouvrons nos bras, nos cœurs en nous donnant mutuellement confiance pour bâtir un avenir de Fraternité
Un mois et demi après son décès, les amis de Madeleine étaient toujours là, cette fois à Saint Lieux les Lavaur, dans l’église de son village d’adoption, pour prier, fêter la joie d’être ensemble et partager ce que nous avons vécu avec elle. Exilée du Rwanda en 1997, Madeleine avait choisi de vivre dan sa maison de Saint Lieux, où elle recevait les rwandais de passage, animait l’association des Amis de Gikongoro et rédigeait son bulletin de liaison : « Le Tambour de la fraternité ». C’était son part d’attache. Ses voyages fréquents l’ont conduite jusqu’à Arusha en Tanzanie, où elle est allée défendre son ami Dominique devant le Tribunal Pénal International. Plus fréquemment c’était à Paris pour défendre, avec l’association « France Turquoise », des militaires accusés d’avoir aidé le génocide qu’ils étaient venus combattre !
Préparatifs de l’apéritif
Saint Lieux, c’était aussi la maison familiale qu’elle a aidée à faire vivre, favorisant les rencontres entre les générations. C’était aussi la communauté chrétienne en train de s’organiser pour vivre l’entraide avec les communautés du voisinage. Là aussi elle a apporté avec son amitié, son expérience de vie internationale et aussi du travail d’équipe. Il a pourtant fallu se détacher de ce lieu de vie lorsque les accidents de santé l’ont exigé, et s’établir à Toulouse. Il lui restait tout de même de l’énergie pour animer le « Club Humaniste », avec Jo Vidal qui lui laissait en gentleman le mot de la fin. Cette journée du 26 juillet a été une véritable fête familiale de 150 personnes.
apéritif
C’était la joie de nombreuses rencontres qui se prolongeait et le sentiment que les choses ne pouvaient s’arrêter là, ni pour les associations qu’elle animait, ni pour l’esprit de famille qu’elle avait entretenu, ni pour elle qui a vécu dans l’amour et l’attente du Royaume de Dieu dont elle espérait bien avoir semé quelques graines.
Madeleine nous a quittés. Elle a tenu ces dernières années par son courage à se soigner, et bien sûr l’aide, la compétence et la disponibilité de son entourage : famille, amis, personnel soignant, communautés chrétiennes
Nous avons reçu des témoignages marquants les étapes de sa vie.
Elle a commencé sa carrière d’enseignante tout en continuant ses études, d’ailleurs brillantes, en mathématiques. Il ne fallait pas tarder à aider notre mère qui avait perdu en peu de temps un fils handicapé et ensuite son mari. Elle n’arrivait plus à assumer la charge de ses plus jeunes enfants et elle donnait les premiers signes d’un handicap moteur.
Nous sommes en Mai 68, le temps des projets et des remises en cause. Madeleine est professeur de mathématiques au Lycée Technique de Mazamet. Elle vit intensément les évènements avec le SGEN, branche enseignante de la CFDT. Les membres de la fratrie sont casés, elle se voit prête à se consacrer à un projet d’Eglise au service du Tiers Monde. Ce sera le Rwanda. Ses amis lui promettent d’être ses financiers…
Pendant 30 ans, elle y déploiera ses qualités d’adaptation et d’invention au service d’un peuple qui n’a pas tardé à l’adopter. C’est ce que racontera son Livre publié en 2005 : « Le Rwanda, un autre regard. »
Une famille visitée en 1981
Le retraite venue, Madeleine accepte de prendre la responsabilité de la Caritas dans le nouveau diocèse de Gikongoro.
Nous sommes en plein dans la guerre civile, commencée en 1990, qui se terminera dans un génocide.
Elle fait preuve de courage, de lucidité, de sens de l’action commune, jusqu’au jour où elle est expulsée par les nouvelles autorités.
Condamnée à l’exil, Madeleine tente depuis la France d’organiser la solidarité en faveur des plus petits, notamment des enfants, ainsi que de ceux qui sont poursuivis injustement, soutenue par ses Amis toujours fidèles. Avec elle, ils ne pouvaient qu’être eux aussi, « Amis du Rwanda », ou « Amis de Gikongoro », sa ville d’élection.
Le livre où elle raconte son témoignage
Les années d’exil lui ont valu de se rapprocher du Club Humaniste, autrefois fondé par des amis enseignants, soucieux de partager dans le dialogue sur leurs raisons de vivre, d’espérer, de croire ou de ne pas croire.. A cause de son engagement durable et sans faille au service du développement, de la paix et de la justice, on lui confiait toujours le mot de la fin où elle exprimait avec concision les valeurs apportées par les intervenants. Pour le dernier, réfugié politique d’origine syrienne, psychiatre presque autodidacte, ancien musulman devenu agnostique, toujours prêt à s’engager pour la liberté et la justice, elle a martelé un éloge qui aurait pu être le sien : « Vous êtes un humaniste d’honneur ! »
Il ne lui restait que quelque semaines à vivre. Elle les a vécues dans la lucidité et la foi en Dieu qui lui étaient coutumières, le souci de préserver son autonomie et l’avenir des projets qu’elle portait.
A quels rivages était-elle prête d’aborder ? Qui entraînait-elle dans son exode ?
Le jour de ses obsèques, à l’Eglise Sainte Germaine à Toulouse
à l’Eglise Sainte Germaine
, au tombeau puis à la résidence familiale, ses amis étaient là pour l’accompagner et lui dire qu’ils avaient reçu son témoignage.
Au cimetière de Rabastens
Impossible d’oublier ces moments d’émotion qui ressemblaient à une fête de l’Espérance.
En cet anniversaire de la Guerre de 14-18 nous avons fait le voyage en Flandre pour visiter l’immense nécropole qu’est la colline de notre Dame de Lorette.
Les milliers de soldats qui sont tombés là ne se sont pas effacés de la mémoire.
Les allemands avaient occupé la colline qui leur servait de poste avancé, à proximité d’une modeste chapelle, devenue après la guerre un grandiose lieu de recueillement.
L’anneau de la Mémoire
François Hollande y a inauguré un nouveau mémorial, constitué de 500 plaques d’acier portant les noms de 579.606 soldats tombés dans la région, sans distinction de nationalité ou de religion. L’«Anneau de la Mémoire» a été pensé comme un symbole d’unité, censé réunir des soldats de toutes origines dans une «fraternité posthume».
« Nous rentrons dans cet anneau de la mémoire comme par une saignée dans la terre ; pour connaître de façon lointaine ce qu’ont vécu les soldats. D’un seul regard, on a l’incarnation de la mort de masse, mais on a aussi des individus qui ont existé ; tous ces gens avaient du talent, de l’intelligence, perdus pour l’humanité »
Les Britanniques sont les plus nombreux, avec 241.214 noms de combattants inhumés pour la plupart dans quelque 800 cimetières militaires de la région. Devant les Allemands (173.876) et les Français (106.012) ou appartenant à l’Empire colonial français, qui comprenait alors des Nord-Africains, des Sénégalais, ainsi que les combattants de la Légion étrangère (originaires d’une vingtaine de pays différents). Si ce nombre est relativement faible cela s’explique par le fait que l’armée française a largement quitté le front d’Artois dès mars 1916 pour gagner Verdun où les attaques s’intensifiaient. le monument égraine dans l’ordre alphabétique les noms de combattants d’une quarantaine de pays, dont ceux issus des anciennes puissances coloniale .
Les noms gravés sur le bronze
Ces quelques détails nous renseignent sur ce qu’a été cette guerre, son aspect international. Les bouleversements qui se sont alors produits sur le plan technologique, mais aussi sur le plan de l’expérimentation de la propagande de masse et encore la nouveauté que pouvait alors représenter une communauté de destin impose à tous.
« À travers notre projet, dit l’architecte Philippe Prost, nous avons voulu donner une forme à la fraternité, une expression à la paix, allier l’art et la nature pour les mettre au service de la mémoire. »
ND Lorette1914
En arrière de la chapelle, on trouver les restes de l’affrontement .
L’organisation allemande était impressionnante. Les lignes de tranchées profondément creusées s’échelonnaient, renforcées de sacs de terre et de sacs de ciment, couvertes par des réseaux doubles ou triples de fils de fer et de chevaux de frise. De cent mètres en cent mètres des barricades formaient de puissants flanquements garnis de mitrailleuses. Plusieurs fortins et des ouvrages avancés servaient de points d’appui aux défenses des tranchées.
Une division d’élite, composée en majeure partie de Badois, a ordre de garder, coûte que coûte Notre-Dame-de-Lorette.
Croix au milieu des tranchées
L’assaut donné par les français en mai 1916 se brise contre cet ouvrage formidable. Les unités subissent des pertes graves ; certaines compagnies ne sont bientôt plus commandées que par des sergents. La progression s’exécute par bonds d’un trou d’obus à un autre. Les-chasseurs cependant ne reculent pas. Décimés, ils s’accrochent au sol tandis que les fantassins les rejoignent. On se bat à coups de grenade, de baïonnette, même à coups de couteau, tandis que les mitrailleuses allemandes ne cessent de tirer.
La nuit tombe, dit le récit officiel, éclairée par les obus et les fusées, déchirée par les cris des blessés, le fracas des explosions, le claquement des balles. Chasseurs et fantassins s’installent comme ils peuvent sur le terrain. Devant. un énorme entonnoir de mine de 80 mètres de tour, ils poussent au fond les cadavres allemands et s’organisent sur les bords, derrière des parapets improvisés.
La lutte a duré treize jours. De part et d’autre, les pertes ont été très élevées. Sur le terrain même, 3.000 cadavres allemands ont été dénombrés.
Le Musée
Situé sur la Colline de Notre Dame de Lorette, le Musée présente plus de 2500 pièces de collection ainsi que des reconstitutions d’ abris souterrains avec animation laser bilingue. Un diaporama comprenant plus de 400 vues stéréoscopiques d’ époque complète cette exposition.
Objets musée
A l’ extérieur le champ de bataille : sur 3 hectares plus de 1000m de tranchées sur les emplacements d’ origine avec canons, mitrailleuses, obus, barbelés, tourelles blindées.
Le paysage autrefois dévasté a retrouvé sa végétation, nous avons pu observer quelques pièces d’artillerie, circuler dans les tranchées où affleurent parfois quelques ossements humains.
Les restes d’une tranchée
Notre marche entre les barbelés pointe sur deux monuments : la grande stèle qui représente la mémoire de la nation, et l’autre religieux, la Chapelle Notre Dame de Lorette dont l’évêque du lieu a obtenu la reconstruction. Entre les deux il y a un chemin, où la mémoire se précise, mais l’interrogation demeure toujours la même. Face à des vies qui ont rencontré tant de souffrances et d’angoisses que nous cherchons à nous représenter, chacun peut se demander ce que cela signifie : « Mourir dans la dignité ».
à l’horizon, les monuments civils et religieux
La mémoire d’aujourd’hui reconstitue mieux les objets familiers, les grandes étapes de ce conflit, son ampleur internationale et aussi les croyances et les convictions qui ont accompagné et soutenu cet horrible calvaire.
Dans cet anneau de la mémoire se trouve placé aussi l’espérance chrétienne.
La stèle civile et le monument religieux face à face
Nous savons mieux que jamais qu’elle ne s’impose pas. Elle n’a pas été vécue non plus comme une évidence. Dans ces moment difficiles, chacun a eu l’occasion de se tourner sincèrement vers le Dieu qu’il connaissait. On a gardé la mémoire citoyenne de certains soldats qui ont imposé à leur chefs de leur laisser prendre le temps de faire à leur camarades une sépulture digne… de prêtres brancardiers qui se sont portés auprès de blessés pour un dernier dialogue…
Au soir de cette journée, nous avons lu dans le recueillement d’une église un texte du Père Teilhard de Chardin, mobilisé dans cette guerre.Il cherchait à lire entre les lignes la présence du Christ dans ce moment de l’histoire, aussi mystérieuse et insistante qu’elle l’a été depuis les commencements du monde.
« J’ai songé, alors à ces cataclysmes d’une prodigieuse grandeur qui n’ont eu, jadis, que des animaux pour témoins. – Et il m’a semblé en cet instant, que j’étais devant cette Chose en train de se faire, pareil à une bête dont l’âme s ‘éveille, et qui perçoit des réalités connexes, sans pouvoir saisir le lien de ce qu’elles représentent » (Teilhard de Chardin, Ecrits du Temps de Guerre p 214) .
Peut être pensait-il aux Phosphatières de la région de Montauban qu’il venait d’étudier où l’on retrouve de semblables tranchées, mais cette fois, c’étaient des bêtes préhistoriques qui y avaient trouvé la mort !
Tranchée préhistorique de la Phosphatière du Cloup d’Aural
Voir mon article sur les Phosphatières du Cloup d’Aural
J’ai connu Nicole à travers le Catéchisme et l’Action Catholique des Enfants
Nicole était une personne effacée, douée d’une grande sensibilité. Elle avait la passion des fleurs qu’elle aimait cultiver, admirer, donner.
Quand elle faisait le catéchisme, chaque enfant était pour elle une fleur à cultiver, admirer, aimer.
Elle savait distinguer les mouvements du cœur de chaque enfant, son goût du partage aussi bien que son désir de temps en temps de garder tout pour soi, de commander les autres…
Elle avait la simplicité et la patience de les approcher pour cultiver la générosité de leur cœur.
Chaque chrétien porte en lui, comme une sorte d’instinct, la marque de l’Esprit Saint : Nicole savait ainsi distinguer ce qui vient vraiment du cœur et ce qui est désir de se mettre en valeur, aimer en vérité jusque dans le moindre détail.
Depuis une dizaine d’années, Nicole est devenue dépendante des autres. Elle a trouvé auprès des siens et de son entourage médical, un retour de ce qu’elle avait donné aux autres.
Nous l’avons accompagnée sur ce chemin avec d’autres membres de la communauté chrétienne.
Jésus nous a appris à nous laisser instruire par ceux qui souffrent. Nous avons pu apprécier sa lucidité, son courage, son exigence d’authenticité, son intérêt pour ce que vivent les autres.
Nicole nous a quittés au lendemain des Fêtes de Pâques. C’était le moment où elle inondait de ses fleurs les églises des alentours pour célébrer l’amour du Christ qui a connu la souffrance physique et morale, qui a tenu dans la confiance en Dieu et l’offrande de lui-même.
Elle a gardé jusqu’à son dernier souffle, lorsque les respirations sont comptées, la foi en Jésus, vivant pour les autres et se donnant à eux jusqu’au bout de lui-même, sachant que cet amour, vécu dans l’inconfort et la solitude est source de résurrection – pour lui-même et pour les autres ses frères.
Nicole a vécu de cet amour du Christ qu’elle avait besoin de fleurir et de partager avec d’autres.
Son témoignage est pour nous une source de joie, de paix, d’espérance et de dynamisme.
- Les chrétiens relisent avec affection le récit des épreuves du Christ. Ce récit sobre et circonstancié s’adresse à tout homme, mais il est porté par la communauté chrétienne d’aujourd’hui. Ce qui est étonnant, c’est l’existence même de la communauté, qui 20 siècles plus tard se sent concernée pour être témoin de ce message.
- Ce qui frappe encore, c’est l’attitude de Jésus devant sa mort : la mort programmée, la mort qui approche, les souffrances et les humiliations qui l’accompagnent, la foi que Jésus garde jusqu’au bout.
Rubens Musée des Augustins Toulouse
- Une condamnation ordinaire. Un procès préfabriqué comme cela sa passe dans les procès politiques. On commence par vouloir éliminer quelqu’un, ensuite on cherche des preuves. L’attitude des magistrats à qui il ne faut pas trop en demander, même si ils connaissent les lois. La cruauté des supplices que les romains, très civilisés par ailleurs trouvaient absolument normale. Et au milieu de tout cela un officier romain, habitué à surveiller les exécutions, dit sa foi : « Cet homme était Fils de Dieu »
C’est ce témoignage en milieu païen qui nous touche le plus aujourd’hui parce que ce milieu est aussi le notre. Avec les moyens qui sont à disposition, cet homme donne son appréciation sur ce que l’on dit de Jésus. On remarque que la parole du centurion à la fin de la vie de Jésus correspond à la première phrase du Livre écrit par Marc : « Bonne Nouvelle de Jésus, Christ, Fils de Dieu. »
Nous sommes interrogés aujourd’hui sur l’importance du témoignage de ceux qui risquent leur vie pour défendre une cause qui un jour leur apparaît plus importante que tout : la vérité, la justice, l’amour qui nous porte au delà de nous-mêmes : notre Humanité.
Le début et la fin du Livre se rejoignent, cela nous donne envie de mieux connaître ce qu’il y a à l’intérieur, de faire mieux connaissance avec ce Jésus et devenir à notre tour des disciples confirmés
« Ce jour là, le premier jour de la semaine, des femmes arrivaient au tombeau… ». Elles le trouvent vide. Des anges leur disent qu’Il est vivant !
Ces femmes qui étaient disciples de Jésus ont été les premières à accueillir la Bonne Nouvelle qu’était la vie Renouvelée de leur Maître et Ami.
Pas de fascination sur l’image d’un être aimé, au contraire, le désir de partager et de propager avec les autres disciples cette bouleversante Nouvelle.
Ce jour là, le premier de la semaine, était pour les disciples le commencement d’une nouvelle vie. Ils ont ressenti cette rencontre avec Jésus Ressuscité comme le signal d’un nouveau départ.
Le signe distinctif de cette communauté renouvelée était le rendez-vous qu’ils se sont fixé le premier jour de la semaine, le Dimanche.
Aujourd’hui, on nous prétend que ce rythme de la semaine instauré par les juifs puis par les chrétiens serait improductif. En cette période de récession économique, il est temps de se mettre au travail 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 et 12 mois sur 12. Chacun trouvant naturellement son repos dans les temps morts que lui laisse l’organisation économique de la société. Pour certains, on le sait, ces temps de repos peuvent se prolonger plus longtemps que prévu !
On nous demande d’oublier un à un les modèles que les chrétiens, avec bien d’autres, ont réussi à intégrer dans la vie sociale pour qu’elle soit plus humaine : le rythme du travail, le respect de la vie du début à la fin, le soin à apporter à ceux qui réussissent moins bien, la tendresse et la fidélité au sein de la vie familiale…
L’entreprise connaît ces dernières décennies des transformations et mutations importantes des organisations du travail, s’appuyant sur des théories organisationnelles
Certes l’évolution rapide des choses nous montre que l’on ne peut pas se cantonner à défendre des calendriers ou des lois si bien ciselées qu’elles ne tolèrent aucune exception ! Nous avons besoin d’imagination pour que la vie soit un perpétuel dépassement de nos routines, de nos étroitesses d’esprit et de cœur.
Nous portons tous le désir d’une vie fraternelle et inventive.
Les chrétiens peuvent dire que cette vie est rythmée car le voyage peut être long. Il y a lieu de s’arrêter pour reprendre souffle, de s’alimenter. Ils trouvent auprès de Jésus, leur maître et ami, le secret d’une énergie à laquelle ils viennent joyeusement puiser, le premier jour de la semaine !
Un certain pape François a parlé de la Joie de l’Evangile, dont il faut toujours retrouver la source vivante pour être sûr de la communiquer ensuite.
L’Evangile parle de Vie Eternelle, une vie qui ne cesse de se ressourcer et de se communiquer car elle est le dynamisme de Dieu qui nous porte au-delà de nous même.
« Qui prendra la route vers ces nouveaux espaces
Qui prendra Jésus pour maître et pour ami ?
L’humble serviteur a la première place
Servir Dieu rend libre comme Lui » (Livre de la Prière des Heures)