- Accueil
- > Action Catholique
- > Enfants
Archives pour la catégorie 'Enfants'
10-04-2015
Adieux à Nicole Vernhère
J’ai connu Nicole à travers le Catéchisme et l’Action Catholique des Enfants
Nicole était une personne effacée, douée d’une grande sensibilité. Elle avait la passion des fleurs qu’elle aimait cultiver, admirer, donner.
Quand elle faisait le catéchisme, chaque enfant était pour elle une fleur à cultiver, admirer, aimer.
Elle savait distinguer les mouvements du cœur de chaque enfant, son goût du partage aussi bien que son désir de temps en temps de garder tout pour soi, de commander les autres…
Elle avait la simplicité et la patience de les approcher pour cultiver la générosité de leur cœur.
Chaque chrétien porte en lui, comme une sorte d’instinct, la marque de l’Esprit Saint : Nicole savait ainsi distinguer ce qui vient vraiment du cœur et ce qui est désir de se mettre en valeur, aimer en vérité jusque dans le moindre détail.
Depuis une dizaine d’années, Nicole est devenue dépendante des autres. Elle a trouvé auprès des siens et de son entourage médical, un retour de ce qu’elle avait donné aux autres.
Nous l’avons accompagnée sur ce chemin avec d’autres membres de la communauté chrétienne.
Jésus nous a appris à nous laisser instruire par ceux qui souffrent. Nous avons pu apprécier sa lucidité, son courage, son exigence d’authenticité, son intérêt pour ce que vivent les autres.
Nicole nous a quittés au lendemain des Fêtes de Pâques. C’était le moment où elle inondait de ses fleurs les églises des alentours pour célébrer l’amour du Christ qui a connu la souffrance physique et morale, qui a tenu dans la confiance en Dieu et l’offrande de lui-même.
Elle a gardé jusqu’à son dernier souffle, lorsque les respirations sont comptées, la foi en Jésus, vivant pour les autres et se donnant à eux jusqu’au bout de lui-même, sachant que cet amour, vécu dans l’inconfort et la solitude est source de résurrection – pour lui-même et pour les autres ses frères.
Nicole a vécu de cet amour du Christ qu’elle avait besoin de fleurir et de partager avec d’autres.
Son témoignage est pour nous une source de joie, de paix, d’espérance et de dynamisme.
Posté par Pierre Raffin dans Action Catholique, Enfants, Témoignage | Pas encore de commentaires »
22-05-2014
Première Communion aujourd’hui
On a souvent des souvenirs grandioses des premières Communions. Pour le pasteur, le plaisir de voir son église remplie était pourtant gâté par la certitude de ne plus revoir de longtemps ces chers petits !
Aujourd’hui, ces grandes foules ont déserté nos églises. Les prêtres sont d’ailleurs moins nombreux et c’est une communauté qui initie les jeunes à la foi.
Nous venons de faire une journée de retraite avec un groupe d’enfants de notre quartier. Pendant les années d’initiation que ces enfants viennent de vivre, il a fallu tout apprendre : apprendre à venir régulièrement, s’écouter, se plier aux heures et aux activités du groupe… se laisser apprivoiser par une Parole si lointaine mais qui peut parler au cœur, y faire son chemin, se mettre à produire des fruits.
Une journée de retraite, c’est un moment pour ces enfants et les adultes qui les ont accompagnés d’apercevoir comment le grain de l’Evangile peut pousser dans un sol pierreux. Les enfants ont manifesté qu’ils adhéraient pleinement à toutes ce valeurs de partage et d’écoute de la parole de Dieu, oubliant presque qu’ils sont tentés aussitôt de faire le contraire.
Des adultes avaient pris la journée pour les recevoir et les accompagner pendant ce temps de retraite. Nous avions devant nos yeux des enfants, des hommes et femmes demain, plongés au cœur de nombreuses sollicitations et pourtant capables, avec le temps, de tracer un chemin de confiance, d’ouverture à la Parole de Dieu.
Proposer le catéchisme à nos enfants, c’est leur donner cette chance de laisser Dieu les interpeller, prendre le temps de l’écouter, d’apprendre à se laisser guider par lui.
Nous avons compris que nous étions tous indispensables dans cette tâche car l’enfant a une grande capacité d’attention… qui ne se maintient que quelques minutes ! Il faut alors que d’autres prennent le relais, les interpellent autrement.
C’est ainsi que l’éducation de la foi est pour nous un travail d’équipe et pour eux le commencement d’un voyage de liberté dont les impressions s’inscrivent peu à peu dans l’inconscient de notre coeur.
Jésus n’avait-il pas dit : « Le lecteur assidu de la parole de Dieu ressemble à quelqu’un qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien ».(Matthieu 13, 32) C’est bien ce qui se passe lorsque nous nous efforçons de transmettre le message de l’Evangile à une génération nouvelle.
Au fil de la journée
Posté par Pierre Raffin dans Catéchèse, Enfants, Non classé | 3 Commentaires »
01-02-2014
2 Février Fête des Lumières
Luc 2, 22, 35
Lorsque j’allume le feu à la campagne, j’aime bien voir la flamme se propager peu à peu… et je n’ai jamais l’impression de perdre le temps.
Le jour du baptême, lorsque je montre la lumière à un enfant pour la confier ensuite à son parrain et sa marraine, il fixe aussitôt les yeux sur la flamme.
Notre vie est l’histoire d’une alliance avec la lumière. Pour cette raison aussi, nous devons être attentifs à ceux qui ne voient pas. C’est une souffrance qui accompagne leur vie et qui appelle la solidarité de tous.
C’et de bon cœur que nous nous sommes procurés ces petites lumières : elles nous mettent en marche aussi spontanément que nous allons vers un enfant pour le cajoler et l’embrasser.
C’est d’ailleurs ce que fait le vieillard Siméon qui prend l’enfant dans ses bras et fait sa prière à Dieu.
« Maintenant maître, tu peux laisser s’en aller ton serviteur en paix…
car mes yeux ont vu ton salut
tu l’as préparé pour qu’il se révèle à toutes les nations »..
Le cœur de ce vieux Siméon déborde de tendresse et d’action de grâce à cause de l’enfant qu’il tient dans ses bras. Il se met à prophétiser- il ne dit pas n’importe quoi- c’est l’Esprit qui parle en lui.
On flashe souvent le pape François accueillant les petits enfants, les laissant jouer avec lui. Bien sûr c’est une image facile, elle est pourtant prophétique par ce qu’elle est le reflet de son enseignement ou plutôt de son témoignage.
On ne peut pas dire que le discours de ce pape soit d’abord un enseignement. Il répète souvent : « ce que je vous dis, on vous l’a déjà dit, moi, je vous invite à le faire, en vous montrant que c’est possible ! »
« Mon témoignage c’est que vous n’allez pas tous être papes … mais voilà comment je comprends ma mission : je veux la vivre avec la confiance que me donne la proximité, la complicité avec les enfants. Ils sont mes maîtres. »
Au moment où Georges BERGOLIO est devenu pape, il avait l’âge du vieillard Siméon et il a reçu l’Eglise dans se bras comme Siméon avait reçu Jésus des mains de Joseph et de Marie. L’Eglise, c’est tout le peuple des croyants en Jésus. Ces croyants ont besoin d’être réconfortés.
Il est dit que ce vieillard attendait la consolation d’Israël. Nous sommes ce peuple fatigué par beaucoup d’épreuves qu’il faut subir au jour le jour, beaucoup de mépris nous submerge (Psaume 123).
Ce psaume décrit parfaitement le milieu de vie du vieillard Siméon. Il appelle le Seigneur Maître et lui se déclare le serviteur, toujours prêt à obéir mais aussi à faire confiance.
La réponse de Dieu se trouve déjà dans le Livre de la Consolation écrit par un disciple du prophète Isaïe :
« C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour ramener les survivants d’Israël, tu seras la lumière des nations ».Isaïe 49.6
Dans notre identité de catholiques, il y a la relation vivante avec cet homme, le pape, qui essaye de traduire par sa vie la présence du Christ au milieu de son peuple. Il ne souhaite pas nous adresser un enseignement nouveau mais un style, une attitude qui peut être vécue par tous : aimer le monde, aimer les êtres humains à la manière dont nous approchons un enfant, avec le souci de son bonheur, le désir de le protéger, la disponibilité à se laisser transformer par lui, – l’enfant que l’on met au monde pour qu’il y grandisse, qu’il l’apprivoise, qu’il découvre sans cesse les horizons nouveaux vers lesquels il est envoyé.
Posté par Pierre Raffin dans Enfants, sermon | Pas encore de commentaires »













