06-12-2020

Bonne Nouvelle de Jésus Christ Fils de Dieu : Fake New ?

fake news

Marc 1, 1-8                         2° dimanche de l’Avent

En ce moment où nous manquons de tout, en plus de ma promenade de santé, je fais quelque fois un tour sur face book. C’est vraiment le café du commerce : chacun donne son idée, bonne ou mauvaise, sur les nouvelles du jour, vraies ou fausses … car il y a aussi des fake news

J’ai trouvé hier ce petit défi : « pouvez vous citer une bonne nouvelle en 2020 ? »

Il m’est venu à l’esprit l’élection difficile de Joe Biden.

Pour un nombre raisonnable de gens, c’est une bonne nouvelle.

Depuis l’autre côté de l’atlantique, on peut voir ces évènements en gros et discerner tout de même les grands dangers auxquels le monde est exposé. La vie et la survie de la planète peuvent être entre les mains de gens irresponsables mais qui savent flatter l’égoïsme et la vanité ce ceux qui veulent le maintenir au pouvoir. La méthode est bien rodée : puisque j’ai montré mes qualités de négociateur en augmentant ma fortune : on va faire pareil pour la gestion de l’état, et vous en profiterez !…

En quoi l’élection de quelqu’un qui semble avoir de meilleurs sentiments peut être une bonne nouvelle pour le monde ?

On ne va pas dire que Dieu a eu pitié de nous en nous envoyant quelqu’un qui peut nous sauver de graves dangers, car le nouvel élu aussi peut être soumis à la tentation, mais que si victoire il y a, il se l’est gagnée ! La bonne nouvelle est que cet homme a été obligé de se mouiller la chemise pour gagner son élection. Si on veut bien lutter, on peut encore changer quelque chose !

 

Ce monde de médias où l’on peut dire tout et son contraire, s’enthousiasmer  pour une nouveauté et passer tout aussi vite à autre chose, ressemble  au monde des premiers chrétiens : tout se discutait sur la place publique appelée l’agora : les papotages comme les décisions de la vie publique. Chacun pouvait se croire immunisé  pour ne pas se laisser prendre aux discours plus ou moins trompeurs que l’on entendait.

Marc est de ceux qui se sont risqués à proposer la Bonne Nouvelle de Jésus Christ Fils de Dieu à ces oreilles capricieuses. Avec cette nouvelle année liturgique, nous commençons la lecture en église de cet évangile, non avec des commentaires savants, mais en étant attentifs à ce que chacun peut en dire.

 

Pour nous, lecteurs et auditeurs du XXI° siècle, la première phrase en déjà problématique :

-  « Bonne nouvelle » : qu’est-ce que tu vas nous raconter là : avec tout ce qui nous arrive sur le dos, nos dirigeants n’arrivent à ne nous trouver que des « ordres du jour », qui devront  être modifiés le jour suivant !

C’est le défi que j’ai trouvé sur face book : « allez vous me trouver une bonne nouvelle pour 2020 »

-  « Bonne nouvelle de Jésus Christ » : « avec ces problèmes qui nous assaillent aujourd’hui, comment pouvez vous assurer que les bonne recettes de votre Jésus, qui était un philosophe des temps reculés et de plus raisonnait en termes religieux, pourraient nous apporter quelque chose d’utile ? Circulez, il n’y a rien à voir ! Et d’ailleurs, les gens de son temps n’ont pas voulu croire en lui

Les premiers chrétiens ont dû s’affronter comme nous à des gens qui n’étaient  pas forcément prêts à les écouter, qu’ils soient païens ou juif. Les païens se contentaient de la superstition pour résoudre les incertitudes de la vie quotidienne, et quand çà ne marchait pas, ils disaient : « C’est le destin ! »  Les juifs prétendaient avoir renoncé aux idoles mais dans les faits ils mettaient en tête de leurs désirs des réalités qui sont bien de ce monde : la recherche de la sécurité ou de l’aisance par l’argent, les bonnes relations. C’est pourquoi Jean le Baptiste les invitait à une conversion de leur regard et de leurs manières d’agir. Ils voyaient le Messie, le Christ comme quelqu’un qui les mettrait encore plus en valeur, et de façon spectaculaire.

 

Les évangiles sont les carnets de route des disciples de Jésus qui ont vu en lui un autre messie que celui qui était attendu par les juifs de leur temps.OIP

Pour affirmer Jésus est bien le Christ, le messie, ils ont retrouvé d’autres traditions bibliques qui annonçaient le messie comme celui qui réaliserait  les promesses de Dieu dans toute leur profondeur : nous enseigner à vivre selon l’identité de Dieu qu’ils avaient mieux reconnu : celui qui console, pardonne, montre son amour de Père pour tous hommes, à commencer par ceux qui auront été plus méprisés ou exploités.

On voit que les raisons invoquées aujourd’hui pour ne pas croire au Christ sont sensiblement les mêmes qu’au temps des premiers chrétiens : une génération qui dit ne plus croire en Dieu, mais de quel Dieu parle-telle ?

 

Sans se lasser, la liturgie nous fait faire le chemin de foi contenu dans les évangiles en nous laissant impressionner par l’histoire et les gestes de Jésus qui aujourd’hui, si nous le voulons bien, nous baptise dans l’Esprit de Dieu, nous plonge en lui, nous fait apercevoir et mieux ressentir le projet de Dieu,  si bien esquissé par les prophètes  que l’on lit au temps de l’Avent., et résumé par l’apôtre Pierre (lecture de ce jour : 2P 3,8-14): « ce que nous attendons ce sont des cieux nouveaux et une terre nouvelle où habitera la justice ». Nous en avons fait un chant de l’Avent

OIP (1)

« A ce monde que tu fais chaque jour avec tendresse

Donne un  cœur nouveau, donne un cœur de chair

Viennent les cieux nouveaux et la nouvelle terre

                                                                       Que ta bonté nous donnera

                                                                       Viennent les cieux nouveaux et la nouvelle terre

                                                                       Où la justice habitera »

Publié par Pierre Raffin dans sermon | RSS 2.0

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