14-03-2015

Le premier jour de la semaine

Tombeau_vide« Ce jour là, le premier jour de la semaine, des femmes arrivaient au tombeau… ». Elles le trouvent vide. Des anges leur disent qu’Il est vivant !

Ces femmes qui étaient disciples de Jésus ont été les premières à accueillir la Bonne Nouvelle qu’était la vie Renouvelée de leur Maître et Ami.

Pas de fascination sur l’image d’un être aimé, au contraire, le désir de partager et de propager avec les autres disciples cette bouleversante Nouvelle.

 

Ce jour là, le premier de la semaine, était pour les disciples le commencement d’une nouvelle vie. Ils ont ressenti cette rencontre avec Jésus Ressuscité comme le signal d’un nouveau départ.

Le signe distinctif de cette communauté renouvelée était le rendez-vous qu’ils se sont fixé le premier jour de la semaine, le Dimanche.

 

Aujourd’hui, on nous prétend que ce rythme de la semaine instauré par les juifs puis par les chrétiens serait improductif. En cette période de récession économique, il est temps de se mettre au travail 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 et 12 mois sur 12. Chacun trouvant naturellement son repos dans les temps morts que lui laisse l’organisation économique de la société. Pour certains, on le sait, ces temps de repos peuvent se prolonger plus longtemps que prévu !

 

On nous demande d’oublier un à un les modèles que les chrétiens, avec bien d’autres, ont réussi à intégrer dans la vie sociale pour qu’elle soit plus humaine : le rythme du travail, le respect de la vie du début à la fin, le soin à apporter à ceux qui réussissent moins bien, la tendresse et la fidélité au sein de la vie familiale…

L'entreprise connaît ces dernières décennies des transformations et mutations importantes des organisations du travail, s'appuyant sur des théories organisationnelles

L’entreprise connaît ces dernières décennies des transformations et mutations importantes des organisations du travail, s’appuyant sur des théories organisationnelles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Certes l’évolution rapide des choses nous montre que l’on ne peut pas se cantonner à défendre des calendriers ou des lois si bien ciselées qu’elles ne tolèrent aucune exception ! Nous avons besoin d’imagination pour que la vie soit un perpétuel dépassement de nos routines, de nos étroitesses d’esprit et de cœur.

Nous portons tous le désir d’une vie fraternelle et inventive.

Les chrétiens peuvent dire que cette vie est rythmée car le voyage peut être long. Il y a lieu de s’arrêter pour reprendre souffle, de s’alimenter. Ils trouvent auprès de Jésus, leur maître et ami, le secret d’une énergie à laquelle ils viennent joyeusement puiser, le premier jour de la semaine !

Un certain pape François a parlé de la Joie de l’Evangile, dont il faut toujours retrouver la source vivante pour être sûr de la communiquer ensuite.

L’Evangile parle de Vie Eternelle, une vie qui ne cesse de se ressourcer et de se communiquer car elle est le dynamisme de Dieu qui nous porte au-delà de nous même.

« Qui prendra la route vers ces nouveaux espaces

Qui prendra Jésus pour maître et pour ami ?

L’humble serviteur a la première place

Servir Dieu rend libre comme Lui » (Livre de la Prière des Heures)

Publié par Pierre Raffin dans Action Catholique, Laïcité | RSS 2.0

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