- Accueil
- > Non classé
- > Marie HEURTIN
04-12-2014
Marie HEURTIN
Une fois n’est pas coutume, je suis allé au cinéma voir Marie Heurtin, qui vient de sortir. Ce film a reçu le prix de pour la qualité de son interprétation.
C’est l’histoire vraie d’une fille de la campagne au début du XX° siècle : elle est sourde et aveugle. Elle habitait avec ses parents. Parfois, elle s’échappait, se faisait mal en tombant, en s’accrochant aux épines. Elle avait peur quand elle sentait quelqu’un s’approcher et elle allait se cacher dans les arbres.
Un jour, ses parents l’amènent à un centre où des religieuses apprennent la langue des signes à des enfants sourds.
Le Film raconte comment une jeune religieuse arrive à l’apprivoiser et arrange pour elle la langue des signes. Cette fille se transforme peu à peu et se met à exprimer les sentiments qui composent l’amour.
Après la mort de la religieuse, Marie a continué à aider des sourds aveugles pour qu’ils fassent le même chemin…
100 ans avant, un prêtre, l’abbé de l’ÉPÉE avait fait la même chose pour apprendre à des enfants sourds à communiquer.
J’ai regardé ce film avec attention du fait que je suis amené par la catéchèse à fréquenter ce milieu.
Avant que les éducateurs laïcs ne prennent la relève, les religieux et les religieuses étaient presque les seuls à s’intéresser vraiment à ces enfants, au point de créer des institutions adaptées pour leur éducation.
Le film est aussi une belle page d’histoire de la vie religieuse. Il s’agit souvent d’un personnage charismatique qui a ressenti que sa foi en Jésus l’amenait à l’imiter en prenant soin comme lui des gens qui étaient socialement déclassés. Ce thème revient très fort dans l’Eglise d’aujourd’hui avec l’invitation du pape François à « aller aux marges de la société »
Des hommes et des femmes les ont suivis en se donnant entièrement à des tâches particulières : éducation des pauvres, soin des malades, départ vers des pays lointains pour y annoncer l’Evangile…
Ils l’ont fait avec les mentalités et parfois les préjugés de leur temps mais ils nous ont laissé une leçon : ces taches peuvent demander de se donner entièrement soi même, à la manière de Jésus. Ils montraient aussi que tous ceux qui se risquent sur ce chemin sont dans le sillage du Christ : le connaître et le faire connaître est une aventure qui nous porte bien au-delà de nous-mêmes.
La vocation religieuse est aujourd’hui plus difficile à discerner parce que la plupart de ces tâches sont aujourd’hui prises en charge par les institutions laïques, mais l’esprit de la vie consacrée, rappelle le pape, c’est « l’authenticité évangélique des choix, le primat du service, l’attention aux plus petits et aux plus fragiles, le respect de la dignité de toute personne ».
La proximité de ceux et celles qui vivent de cet esprit est un bonheur qui enrichit tout le monde.
Publié par Pierre Raffin dans Non classé | RSS 2.0








Laisser un commentaire
Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.