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18-11-2013
L’Ecole Française de Spiritualité
La formation s’est poursuivie au Séminaire Régional de la rue des Teinturiers qui venait de se constituer à Toulouse. Elle était sous la conduite des Sulpiciens, du nom de la paroisse Saint Sulpice à Paris qui, au XVII° siècle avait accueilli un séminaire dans le but d’adapter à la réalité française les orientations du Concile de Trente. C’était aussi l’époque de Saint Vincent de Paul. Ils avaient une spiritualité commune que l’on a dénommé l’Ecole Française de Spiritualité. C’était une méditation centrée sur le Christ qui a pris chair et est devenu ainsi l’intermédiaire entre Dieu et les hommes. La spiritualité consistait à imprégner ceux qui voulaient devenir prêtres de cette mission du Christ et leur apprendre à lui laisser la place. Il n’y a qu’un seul Prêtre, le Christ et nous étions appelés à en devenir les ministres.
Les Sulpiciens avaient le souci de former avant tout des prêtres en vue du ministère paroissial. Ils avaient une grande expérience de la direction spirituelle. Cette pratique consiste en un dialogue renouvelé avec celui qui est accompagné. L’accompagnateur cherche à déceler l’action de l’Esprit de Dieu dans le cœur et la vie de celui qu’il accompagne et invite celui ci à y répondre en toute liberté.
Nous avons étés initiés aux nouveaux courants qui s’étaient manifestés dans l’Eglise depuis les années 30 : renouvellement de la liturgie et de la spiritualité sacerdotale, Action Catholique et enfin annonce du Concile convoqué par Jean XXIII.
L’École française de spiritualité est un concept forgé par l’abbé Henri Bremond dans les années 1920 pour définir le courant français issu de la Réforme catholique du XVIIe siècle1.
Dans l’École française de spiritualité, on a coutume de placer en premier lieu la Société de l’oratoire de Jésus fondée par Pierre de Bérulle, ainsi que le théologien Charles de Condren (1588-1641), mais également saint Vincent de Paul, Jean-Jacques Olier, saint Jean Eudes, saint Louis-Marie Grignion de Montfort et parfois Bossuet. On place quelquefois au sens large aux côtés de l’École française de spiritualité certains théologiens jansénistes, comme Jean Duvergier de Hauranne, abbé de Saint-Cyran, proche de Bérulle, mais certains bérulliens ont pris position contre le mouvement janséniste.
L’École française de spiritualité a pour caractéristique de marquer l’accent sur le mystère de l’Incarnation et de préciser les rapports du Logos (Verbe incarné) dans la charité agissante, ceci a pour conséquence de placer au centre de ses préoccupations la sanctification du prêtre, en étant missionnaire des âmes.
Ce courant fut majoritaire dans la formation de la spiritualité et de la dévotion catholique, du milieu du XVIIe siècle au milieu du XXe siècle
Publié par Pierre Raffin dans Biographie, Formation | RSS 2.0








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