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09-11-2013
Chrétiens à Toulouse dans l’après guerre
Nous étions une famille de 7 enfants originaire d’une petite bourgeoisie depuis longtemps ruinée et qui avait gardé néanmoins le souci de donner une bonne éducation aux enfants. C’est ainsi que, bon an mal an, nous avons tous pu prendre l’orientation que nous souhaitions, avec le soutien de l’Ecole libre qui faisait partie de nos traditions.
La vie était celle de tout le monde : logement étroit, fins de mois difficiles. A cela s’ajoutait la maladie rapidement reconnue incurable de mon frère Jojo, le caractère dépressif de mon père Maurice. Ma mère, Marie Jeanne a dû prendre beaucoup sur elle. Nos relations habituelles étaient celles du cousinage.
Les difficultés de la vie étaient spontanément partagées dans la vie familiale avec le soutien d’une prière simple et sincère.
Nous participions à la Paroisse Saint Exupère où se côtoyaient les activités traditionnelles et le bouillonnement provoqué par les Patronages et les diverses tentatives de renouvellement de la vie chrétienne : mouvements de jeunesse, adaptation liturgique, toutes choses laissées aux bons soins des vicaires, tandis que le vieux curé vivait dans le splendide isolement d’un autre siècle. La nomination d’un Pro-Curé a fini par remédier à ce problème. Tout cela nous paraissait normal. Nous faisions confiance à cette Eglise qui montrait peu à peu un visage plus humain : la figure du Christ remplaçait la morale rigide que nos parents avaient reçue.
Publié par Pierre Raffin dans Biographie, Non classé | RSS 2.0
5 Réponses à “Chrétiens à Toulouse dans l’après guerre”
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Blanchet
E-mail huguette.blanchet@orange.fr
Commentaire Cher Pierre, Nous regrettons vivement de ne pouvoir être parmi vous en ce 21 décembre et vous demandons de bien vouloir nous excuser. En effet, nos quatre enfants ont quitté Toulouse pour des raisons professionnelles, et, puisque la santé nous le permet encore (86 et 81 ans) nous nous envolons de bonne heure le 22 pour passer Noël avec eux dans la région parisienne. Vouriez-vous accepter toutes nos félicitations pour ces cinquante années de sacerdoce bien remplies… Pour ma part, le dialogue avec un prêtre m’aurait fait beaucoup de bien lorsque, habitant Versailles, en pleine guerre, j’ai perdu un petit frère de 7 mois et l’année d’après une petite soeur de 5 ans : ainée d’une famille nombreuse, j’avais alors 11 ans et malgré mon jeune âge, ces épreuves, dont mes parents, chrétiens convaincus et élevant leurs enfants dans les valeurs évangéliques, ont eu bien du mal à se remettre, j’étais moi-même bien malheureuse. Mais à cette époque et dans le Versailles des années 1940 une gamine de 11 ans ne s’adressait pas à un prêtre si facilement : mon seul contact avec le vicaire de la paroisse était le catéchisme et il attachait surtout de l’importance à ce que les filles aient la tête couverte et puissent réciter, à la virgule près, les questions du catéchisme. Depuis, comme vous le dites sur le blog, les idées ont fait leur chemin et malgré des imperfections et des bavures, Vatian 2 a bien participé à ce renouveau. Depuis que nous sommes mariés, nous adhérons à une équipe d’ACI, et les mentalités bougent ; nos dialogues et débats sont riches et jouent pour nous tous le rôle d’ascenseur, même à nos âges…ce que nous apprécions beaucoup. Nous vous souhaitons une excellente fête et un joyeux Noël ensuite, avec notre amitié. R. et H. Blanchet
Si je comprends bien je suis le 264ème blogueur de Pierre. Mais comme je t’ai tout dit de vive voix et que cela va continuer… je n’en dis pas plus. René Marre
Pierre, nous sommes heureux de lire ton parcours si riche et varié et qui se poursuit parmi nous .Bien que ton aîné de quelques années, nous nous sommes peut-être rencontrés à St Exupère puisque je suis né sur cette paroisse, y ai été baptisé, fait ma communion, et même marié, Claude » bordelaise » ayant suivi son époux….
Quel beau regard cet anniversaire te fait porter sur tes années de sacerdoce, que nous avons la joie de continuer avec toi.
André et Claude Camps
La paroisse St Exupère est aujourd’hui bien vivante. Elle l’est depuis longtemps.Nous avons fait l’histoire de l’ACE sur Toulouse il y a une quinzaine d’années et nous avons retrouvé des traces d’une religieuse de Saint Vincent de Paul, Magguy qui avait fondé des groupes de Coeurs Vaillants et Ames Vaillantes dans l’immédiat après guerre.
Cher Pierre,
Tu m’obliges a utiliser des moyens de communication bien modernes ! Mais c’est cette fois avec plaisir, et je voudrais te dire combien le prêtre est indispensable dans notre vie, dans nos joies ce qui est souvent oublié de nos jours, comme dans nos peines et encore plus dans nos interrogations. Le problème est souvent celui du contact car l’on a pas toujours la communication que l’on aimerait avoir, pour un tas de raison qui tiennent bien souvent d’abord à des préjugés.
Si tu ne me vois pas demain, c’est que le diable se sera mêlé de l’affaire et qu’il aura gagné. Je vais tout faire pour être le vainqueur et venir partager ce grand moment de vie que peut-être celui de 50 années de prêtrise. Je crois que cela t’a rendu riche et je vais venir vérifier. Et puis je me mettrai à ta droite un instant, et on fera une photo ! Et je me souviendrai en la regardant ou en y pensant aux moments partagé avec toi et ta famille, à Toulouse quand nous étions tous jeunes, à ton père si courageux, à sa disparition avec Jean encore si jeune, à ta présence et ce que tu as pu apporter comme réconfort lors du décès d’Alain, et aux autres moments partagés avec toi et Madeleine et autres de tes frères et soeurs, comme prêtre ou simple cousin.
Je pense que tu as été beaucoup aux autres et que Dieu est fier de toi globalement. Mais attention ! Ce n’est pas fini ! Et on a encore bien besoin de toi ici ou là !
A te voir très bientôt Pierre !